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mardi 3 juin 2014

Les philtres d'amour et autres aphrodisiaques sont utilisés depuis la nuit des temps, par les peuples de tous les continents. Cacao, céleri, huîtres… découvrez les principaux aliments auxquels on prête de telles vertus.
 
Durant la période aztèque, le cacao était connu pour être un excitant. Très épicée, cette boisson contenait du piment, du poivre et des clous de girofle. "Si la femme savait ce que le céleri fait à l'homme, elle irait en chercher de Paris à Rome". Voilà ce qu'aurait dit Madame de Pompadour. Cette célèbre courtisane croyait tellement aux atouts aphrodisiaques de ce légume, qu'elle faisait régulièrement préparer un gratin de céleri à Louis XV, pour maintenir sa vigueur sexuelle. La composition nutritive de certains aliments pourrait expliquer un effet sur la stimulation hormonale reliée aux fonctionnements sexuels. Pour ceux qui n'aiment pas cuisiner, il reste les compléments alimentaires. Mais c'est beaucoup moins amusant…

Top 6 des aliments aphrodisiaques

La liste des aliments dits aphrodisiaques est longue. Les épices sont également connues pour développer naturellement le désir. Parmi les plus connus pour leurs effets sur la sexualité, il y a bien sûr :
  • Le chocolat. Mais pourquoi cette délicieuse friandise excite-t-elle les sens ? Parce qu'elle contient du L-arginine, un acide aminé transformé par l'organisme en oxyde nitirique, à l'effet vasodilatateur. Autre bienfait : la stimulation des endorphines, hormones du plaisir.
  • Les asperges. Vous aimez les asperges pour leur fraîcheur et leur goût subtil ? Vous saurez à présent, qu'elles stimulent la production de testostérone, une hormone qui joue un rôle clé dans le bon fonctionnement de la sexualité. C'est Pline l'Ancien, écrivain et naturaliste romain, qui a découvert les effets aphrodisiaques de l'asperge.
  • Les fruits de mer sont aussi de très bons stimulants sexuels, grâce à leur teneur élevée en iode et en phosphore. La reine en est l'huître, très riche en zinc. Cet oligo-élément aurait la propriété de favoriser la production de testostérone, cette hormone qui stimule le désir des hommes comme des femmes.
  • Le caviar est très cher. Et si la raison à cela était ses pouvoirs excitants ? Humour mis à part, les Perses l'appelait tout de même le "pain des amants" ! Sa principale vertu serait de donner un coup de fouet à la circulation sanguine.
  • L'ail aurait des vertus analogues. Mais quel amoureux oserait consommer de l'ail avant un rendez-vous galant, sous prétexte qu'il pourrait le rendre plus vigoureux devant sa belle ?
  • Autre condiment hors de prix, mais qui assure la réussite d'une nuit d'amour : la truffe. Très prisée, la truffe blanche d'Italie peut se vendre jusqu'à 15 000 euros le kilogramme ! Rares sont les amants qui pourraient dépenser une telle somme, uniquement pour consommer de l'androstérone, hormone mâle dérivée de la testostérone.

Des épices et des herbes à l'origine du désir

Les condiments, les épices et les herbes jouent elles aussi un rôle dans l'éveil des sens :
  • Le gingembre, utilisé par les empereurs chinois pour satisfaire leurs nombreuses concubines, provoquerait l'afflux de sang vers les organes génitaux. Un de ses composants, le gingérol, permettrait en outre, une augmentation du nombre des spermatozoïdes. Tout un programme !
  • Autres vertus à découvrir : celles de la vanille naturelle. Les petites graines de sa gousse seraient totalement euphorisantes.
  • L'épice aphrodisiaque par excellence, est le safran. Son action stimulante serait aussi élevée que certaines hormones.
  • La cannelle est utilisée depuis des siècles pour ses composants excitants, tout comme le piment, très riche en vitamines A, E, C, K et PP.
  • Très stimulant pour la circulation sanguine, le poivre de Cayenne serait lui aussi aphrodisiaque.
  • Le thym est l'herbe de la tonicité pour les nerfs. Elle est à conseiller si vous envisagez de folles nuits, tout comme la sarriette et la yohimbine. Herbe populaire venant d'Afrique du Sud, cette dernière est connue dans le monde entier pour sa fonction stimulatrice.
  • Le clou de girofle, un des plus puissants aphrodisiaques naturels, est efficace contre la fatigue mentale et physique. A tester en cas de petite panne dans le couple.
  • Consommer des excitants sexuels en toute simplicité, rien de plus facile avec les compléments alimentaires. La yohimbine, dont nous venons de parler plus haut, se vend en gélules. Idem pour l'acide aminé L-arginine.

Des boosters sexuels en gélules

Le ginseng est également disponible sous forme de complément alimentaire. Recommandé pour les troubles sexuels, il agirait sur le système nerveux central. Ses propriétés vasodilatatrices favoriseraient également une amélioration des érections.
Le ginkgo biloba, utilisé pour stimuler la mémoire, aurait lui aussi une action vasodilatatrice, facilitant ainsi l'afflux de sang vers les organes génitaux.
La maca, une plante des hauts plateaux du Pérou, serait un stimulant énergétique naturel utilisé depuis l'Empire Inca pour améliorer le tonus sexuel.
Enfin, le tribulus terrestris, plante appelée aussi croix-de-Malte, est utilisée depuis les années 80, pour son effet favorable sur les performances sportives et sur la libido. Le tribulus ferait augmenter le taux de testostérone, favorisant également l'augmentation de la masse musculaire.
Attention, une mise en garde est nécessaire, concernant ces différents produits. Des effets secondaires sont toujours possibles. Avant toute consommation de compléments alimentaires, il est indispensable d'en parler à votre médecin.
Philtre d'amour "authentique"
Les plus romantiques, adeptes des philtres d'amour, choisiront de réaliser cette recette d'antan, utilisée par les amants depuis des siècles. Faire chauffer 2 gousses de vanille, dans un litre de lait, pendant 10 minutes. Retirer les gousses, les presser pour en extraire le suc et gratter pour conserver les petites graines. Ensuite, délayer 2 cuillères à soupe de cacao dans un peu d'eau, avant d'ajouter le lait chaud. Bien remuer. Ajouter 4 cuillères à soupe de miel. Incorporer une pincée de poivre de Cayenne et un verre de rhum brun. Les effluves de cette douce préparation chocolatée vous emmèneront vers les chemins de l'amour. Sa consommation promet aux amoureux, des instants féeriques et sensuels inoubliables.
http://lovdany.blogspot.com/2014/06/ces-aliments-qui-favorisent-le-desir.html
 
 

mardi 27 mai 2014

Chaque mois, Catherine Blanc, sexologue et psychanalyste, revisite un préjugé en matière de sexualité.       
Dans les premiers temps de la relation sexuelle, notre désir est porté par celui de témoigner de notre valeur et par l’envie de conquérir l’autre. Un désir bouillonnant et réciproque, qui alimente la mise en oeuvre d’un lien relationnel et charnel unique. Puis vient le temps de la douceur, acquise dans une relation qui a trouvé ses us et ses coutumes. L’inquiétude de ne pas plaire s’est apaisée, le partenaire est joliment devenu « mon » ou « ma », et l’on jouit de ce sentiment de possession qui élimine le reste du monde et comble nos besoins.
Mais soudain une oeillade, un retard, un rire au téléphone rappellent que l’autre s’appartient. Rien de tel que la conscience qu’il est mû par des désirs qui nous échappent pour repartir à sa conquête.
Ces enjeux du lien à l’autre, c’est dans l’enfance que nous les avons expérimentés. Dans le rapport fusionnel à notre mère, à ses soins, que nous avons tenté de maintenir tant nous étions dépendants d’elle. Mais il a fallu se rendre à l’évidence : son intérêt, ses plaisirs étaient aussi tournés vers l’extérieur, à commencer par notre père, qui obligeait à la « triangularité ». Elle nous échappait donc !

Etes-vous jaloux(se) en couple ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ? Pour le savoir, faites le test (...).

C’est à partir de la qualité de cette relation mère-enfant, de la place qui nous a été accordée, que s’est construite notre aptitude ou non à refouler notre jalousie et notre agressivité envers les « envahisseurs » et celle qui osait nous lâcher.
Jalousie dévorante ou pas selon notre histoire, nous avons compris la nécessité de conquérir l’autre, sur fond de rivalité, pour ne pas être abandonné. Plus la relation à la mère a été perçue pauvre ou fragilisée, moins son enfant se sentira apte à y renoncer. Et plus la mère a été dépendante de cette relation, moins son enfant pourra s’envisager autonome.
Mais que penser, dans nos vies d’homme et de femme, d’un désir sexuel qui ne serait qu’une réponse à la peur de perdre, d’être détrôné ? La jalousie traduit, certes, le doute quant à la fiabilité de l’amour, mais surtout des doutes sur soi. Dans ce climat d’inquiétude identitaire, elle nie plus que jamais l’autre en tant qu’autre et le réduit à l’état d’objet.
 
Catherine Blanc est l’auteure de La sexualité des femmes n’est pas celle des magazines (Pocket, “Évolution”).
Le désir qui anime le jaloux a des accents de lamentation. On veut contrôler l’autre, l’absorber, le soumettre, trahissant à l’occasion une agressivité à son égard. La sexualité n’est plus le lieu d’une rencontre, mais le théâtre d’une souffrance et d’une peur réciproque.
Loin d’être stimulé, le désir n’est plus que l’expression d’une plainte. Éviter cette jalousie qui le malmène est affaire de confiance relationnelle. Une capacité que l’on aura construite en fonction de notre première relation à notre mère et des relations suivantes.
Ce cheminement personnel est essentiel, il donne au désir ses lettres de noblesse, sa créativité tout au long de la relation. Et pas seulement lors de sa mise en place ou pour défendre ce que l’on estime être, à tort, sa propriété.
http://lovdany.blogspot.com/2014/05/la-jalousie-stimule-t-elle-le-desir_27.html
 
Voilà un petit moment que votre bien-aimé et vous ne faites plus l'amour et vous êtes préoccupée pour votre couple. S'il y a bien un domaine où votre anxiété vous dessert c'est bien celui du désir, alors gardez votre sang-froid ! Voici 4 recommandations pour se remettre sur le chemin du plaisir ...
 

Admettez que le désir est complexe et capricieux

Il faut comprendre que la libido n'est pas un long fleuve tranquille, et  l'acceptant. Cela n'a rien d'anormal que d'en subir, parfois, les caprices : au contraire, il est normal que le désir s'étiole. L'essentiel est que cela ne perdure pas, ne vienne pas gâcher la relation, par gêne ou rancune, ou simplement parce qu'on évite les moments d'intimité et que le silence se fait pesant.

Souvenez-vous que le désir vient du manque

Quand on ne vit pas ensemble, la frustration favorise le désir, alors que la vie commune, elle, provoque une forme de saturation qui engendre une baisse de désir. Ne pas être trop fusionnel, préserver son jardin secret, ses activités, ses relations personnelles, est important pour maintenir son individualité et créer un manque nécessaire au désir.

Laissez-vous le temps d'avoir envie...

Souvent, dans leur baisse de désir, les femmes mettent en avant le fait qu'elles n'ont pas le temps d'avoir envie, leur partenaire étant toujours plus demandeur qu'elles. « Ce que demande une femme pour avoir du désir, c'est de l'espace et du temps : de la complicité, le partage de bons moments, vont la préparer à se mettre en situation de désir », explique le Dr Sylvain Mimoun. Pour désirer l'acte sexuel, il faut être arrivée à un certain degré d'excitation. « Cette montée est très lente chez les femmes et le désir monte graduellement. Lorsque l'homme (qui, quand il a du désir, souhaite le "concrétiser" très rapidement) exprime très tôt une demande de rapprochement physique, cela provoque un coup d'arrêt, et la femme se referme comme une huître, explique le Dr Ghislaine Paris. Elle ressent ce désir prématuré comme une violence inadaptée à son ressenti. Pourtant, il n'existe pas seulement deux solutions possibles, accepter ou refuser. La femme peut décider de jouer avec ce désir, se réjouir d'être désirable, d'en profiter pour faire monter tranquillement le sien. » Cela permet de sortir d'une position strictement défensive, et sera toujours mieux accepté par l'homme qu'un refus brutal.

Arrêtez de vous mettre la pression

Même inconsciemment, en pensant par exemple qu'une soirée à deux, un week-end en amoureux ou une semaine de vacances, va forcément vous rendre fous de désir et résoudre toutes les difficultés. À trop attendre de ces moments, on risque de tout rater, cette obligation de résultats bloquant souvent le processus de désir et d'excitation. Il convient plutôt de se laisser porter par les émotions du moment.
 
http://lovdany.blogspot.com/2014/05/4-conseils-pour-retrouver-le-desir-deux.html
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dimanche 25 mai 2014

En couple depuis plusieurs années, les soirées devant la télé dans les bras de votre Jules se sont substituées aux nuit torrides. La routine et le temps aidant, votre libido a perdue de sa superbe… Voici quelques astuces pour stimuler votre appétit sexuel. 

Augmentez votre libido en vous ménageant de vrais moments d’intimité à deux

On ne s’en rend pas toujours compte, mais la vie quotidienne, entre contraintes, fatigue et soucis, peut être le meilleur antilibido qui soit, et user le désir mois après mois. Faire une escapade à deux, de quelques heures ou de quelques jours, permet de renouer le lien d’intimité et de complicité qui vous unit, et cela fait toujours du bien de se retrouver et de constater que l’entente est toujours présente. La qualité de votre vie privée de couple est essentielle…
 
http://lovdany.blogspot.com/2014/05/comment-augmenter-mon-desir-sexuel.html

 Je n'ai plus envie, que ce passe-t-il ?

La sexualité fonctionne d'autant mieux que l'on se sent bien, et ce à trois niveaux : dans sa tête, dans son corps, et avec l'autre. Réfléchissez à ce qui ne va pas en ce moment. Quelque chose peut vous déranger personnellement, sur le plan psychologique, et vous empêcher de vous sentir disponible mentalement : stress, anxiété, soucis... Avez-vous d'autres envies, ou vous sentez-vous lasse de tout, avec des idées noires ? Si tel est le cas, ce peut être un coup de déprime qui vous coupe toute envie. Sinon, des pannes d'imaginaire érotique, un manque d'excitation psychique peuvent expliquer une chute de libido. D'autre part, si vous vous sentez mal dans votre peau sur le plan physique, parce que vous êtes complexée ou que votre corps a changé (grossesse, ménopause, prise de poids, maladie...), cela influe forcément sur votre désir et mérite d'être pris en charge. Même chose pour la fatigue qui s'accumule et vient plomber le quotidien.

Je sens que je pourrais avoir du désir pour d'autres hommes que mon partenaire...

Vous avez peut-être un problème relationnel et/ou affectif avec lui, et ce n'est pas anodin : ne pas avoir envie de lui peut alors traduire votre incompréhension, une rancœur larvée, des reproches que vous ne formulez pas mais qui viennent insidieusement saboter votre intimité affective et sexuelle. Cela mérite de faire le point sur votre relation. Dans tous les cas, ce problème peut être passager, mais si votre manque de désir s'installe, n'hésitez pas à consulter, car il peut être difficile à vivre et n'ira pas forcément en s'arrangeant, au contraire. Il risque alors de devenir un vrai problème dans votre couple, sur lequel vous allez vous braquer tous les deux. Un spécialiste vous aidera à comprendre les causes possibles de votre manque d'appétit sexuel, et vous aidera à le traiter, avec votre compagnon ou seule, selon les causes.

Il n'a plus envie...est-ce de ma faute ?

Non, pas forcément. Pas plus que c'est forcément la sienne quand votre libido se refroidit. Et ça ne signifie pas qu'il ne vous aime plus, ou que vous n'êtes pas ou plus désirable. Les hommes peuvent également connaître des chutes de désir. Ils ne sont pas que des fornicateurs fous et des obsédés, eux aussi ont des états d'âme. Soucis, fatigue, doutes et questionnements peuvent également les toucher et remettre leur désir en question sans pour autant que cela signe la mort du couple. Vous culpabiliser et vous angoisser n'arrangera pas les difficultés, le lui reprocher, « Tu ne m'aimes plus si tu n'as plus envie de moi », ou le harceler de questions, « Tu as quelqu'un d'autre », non plus. Par contre, il est essentiel d'entamer un vrai dialogue avec votre compagnon, pour comprendre d'où vient ce manque de motivation.

Faut-il parler de mon manque de désir ou de notre manque de désir ?

« En parler, c'est essentiel, mais il est difficile d'aborder ce sujet parce que, pour la femme d'une part, mais parfois pour l'homme aussi – il peut l'entendre comme ça –, on associe "pas d'envie" à "pas d'amour". En tout cas, souvent, quand il ne se sent pas désiré, l'homme a l'impression qu'on ne l'aime plus, expliquait le Dr Sylvain Mimoun, lors d'une conférence (Adirs/Lilly 2009). D'ailleurs, il n'est pas rare même que la femme dise en consultation "Je me demande si je l'aime encore puisque je ne le désire plus", alors que ces deux choses‑là sont réellement séparées. On peut aimer beaucoup et ne pas désirer ; on peut désirer et ne pas aimer.
 
La difficulté de la discussion dans le couple, c'est justement de pouvoir aborder cette situation avec décontraction, avec ouverture disons. Pourtant, c'est ce qu'il faudrait faire pour que les solutions puissent être trouvées ». À vous de trouver le bon moment, et le bon ton : celui de l'ouverture, sans culpabilité ni agressivité. Cela doit être une discussion ouverte. Si le message ne passe pas, n'hésitez pas à consulter un spécialiste, il saura vous aider.
http://lovdany.blogspot.com/2014/05/pourquoi-on-na-plus-envie-de-faire.html
 

samedi 17 mai 2014

Aujourd'hui, on s'intéresse beaucoup au plaisir féminin pour sa complexité et ses mystères. C'est au point qu'on s'imagine que l'excitation masculine est déconcertante de simplicité ! Détrompez-vous, ces messieurs sont plus sensuels qu'on ne le croit....Les zones érogènes de l'homme

Classiquement, on dit que les zones sensibles de l'homme sont très localisées au niveau du pénis et de ses à-côtés (surtout le gland et les testicules), tandis qu'elles sont nettement plus diffuses et délocalisées chez la femme. C'est certainement vrai au début de la vie sexuelle masculine, mais plus du tout ensuite. Il faut en revenir au savoureux plaidoyer du sexologue Gérard Leleu sur l'homme et les caresses dans son« Traité du désir » (éd. Flammarion, 1997) : « L'homme aurait tendance à polariser toute sa sexualité sur la sensualité de sa verge. Cette difficulté de l'homme à érotiser l'ensemble de son corps est à mettre sur le compte du mythe de la virilité dont il est victime. Au nom de cette virilité, il est interdit d'être sensuel, raffiné, ému, troublé. [...] Alors pour se conformer à l'image du vrai mâle, l'homme croit bon d'escamoter les caresses et autres délicatesses pour tout bêtement "sauter" sur la femelle. [...] Qu'ils [les hommes] se décident enfin à exploiter cette mine d'or qu'est leur sensualité. Ils verront que non seulement leur bonheur s'élargira, mais qu'il deviendra quasi inépuisable. » Confirmé par les plus récentes découvertes sur la plasticité neuronale et l'étude du fonctionnement sexuel : le système nerveux associé au plaisir s'éduque tout au long de l'existence.

Les conseils pratiques pour exciter son homme

Les conseils de Brigitte Lahaie, ex-hardeuse, dans l'ouvrage qu'elle cosigne avec Frédéric Ploton, « So Sex » (Éditions du Seuil, 2006), peuvent s'avérer fort utiles : « C'est principalement la stimulation du pénis, et plus précisément du gland, qui amène l'homme au point de non-retour. D'autres caresses peuvent l'accompagner agréablement mais rien ne remplacera pour lui la sensation de son gland massé. C'est pourquoi les orifices susceptibles de l'envelopper (vagin, bouche, anus) lui sont particulièrement agréables et propice à un orgasme satisfaisant. » L'ex‑star du porno ajoute toutefois que le plaisir de l'homme ne sera jamais aussi fort que s'il doit patienter pour l'atteindre. Alterner les périodes d'excitation et de repos serait donc la recette magique pour l'enflammer.

Et la prostate, c'est une zone particulièrement sensible ?

C'est en effet une zone sensible, parfois très érotisée pour certains. Ce sont les petites contractions de cette glande lors de l'éjaculation qui procurent une grande part du plaisir. Selon le « Petit Larousse de la Sexualité » (2007) : « La stimulation de la prostate est un préliminaire apprécié par de nombreux hommes qui y trouvent une source d'excitation très efficace. Certains considèrent même la prostate comme l'équivalent du point G. Sa stimulation peut être superficielle par une pression douce sur le périnée entre le scrotum [bourses] ou l'anus, ou plus directe, par une intromission d'un doigt dans l'anus, de la délicatesse et une bonne lubrification étant indispensable. Ce type de caresse peut favoriser l'érection et même mener à l'éjaculation, que l'on soit hétérosexuel ou homosexuel. » Cela dit, avant de tenter l'aventure, mieux vaut tâter le terrain et vérifier la réaction de son partenaire (« Et ça, tu aimes ? »), certains hommes, même homos, n'apprécient pas du tout cette pratique, trop connotée médicalement (toucher rectal) ou sexuellement (univers gay).

Combien de temps lui faut-il pour obtenir une érection ?

En l'absence de troubles de l'érection ou d'un précédent rapport trop rapproché, l'érection est quasi instantanée et peut se poursuivre quelques minutes (voire des dizaines), le temps que dure la phase d'excitation. Mais attention, la débandade peut survenir aussi rapidement, en une poignée de secondes, si l'homme s'aperçoit que sa partenaire s'ennuie, pense à autre chose ou le juge maladroit. Au-delà de la cinquantaine et plus sûrement encore de la soixantaine, l'érection est plus longue à venir, parfois au bout de plusieurs minutes, même si la stimulation est adéquate.
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